Éditorial du Dimanche 14 juin : « Surtout, ne pas se décourager »
Surtout, ne pas se décourager !
Même si vous n’êtes pas de la campagne, vous avez parfois eu l’occasion de voir dans les champs les paysans occupés à moissonner et si la mécanisation rend le travail moins difficile, la moisson nécessite beaucoup de bras et tous vous le diront, avant de faire la fête des moissons, il faut passer par la chaleur, la poussière et la sueur. Il faut se dépêcher, faire face sur tous les fronts.. La moisson n’attend pas.
À notre époque, la moisson est toujours abondante, les moissonneurs manquent un peu à l’appel, le nombre de chrétiens est en baisse surtout en Europe et les vocations sont en diminution constante depuis un siècle. Pour autant, comme au temps de Jésus, pas question de se décourager, il faut continuer à travailler pour annoncer le Royaume, il faut tenir table ouverte et ouvrir la porte à nos contemporains qui sont en difficulté ou en souffrance.
La moisson est abondante, les ouvriers peu nombreux, du temps de Jésus, ils étaient douze, alors courage, nous sommes beaucoup plus pour inventer l’avenir, pour porter la parole de résurrection. C’est à notre tour d’être appelés et il est urgent d’agir.
Françoise Zehnacker
Prière du moissonneur
Si ma prière est un peu brève. Ô Dieu, tu me pardonneras
Quand un jour de travail s’achève, les pauvres moissonneurs sont las.
Merci de m’avoir laissé vivre encore un jour sous le ciel bleu
Dans les champs dont l’air nous enivre et pleins de ta présence ô Dieu!
Ta main m’a protégé sans trêves, Seigneur, garde- moi dans mes rêves
Et fais qu’à l’aurore nouvelle, quand il rayonnera partout
Le jour ouvrant sa prunelle me retrouve encore debout.
Abbé Paul Barbier(1858-1944)