N’ayons pas peur de nous mettre à l’école de Marie

Le mois de mai est traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Comme le rappelait le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans une « Note doctrinale sur certains titres mariaux qui se réfèrent à la coopération de Marie à l’œuvre du salut », approuvée par le Pape Léon XIV, « la dévotion mariale est un trésor de l’Église ». Nous devons sans cesse raviver cette dévotion ; Marie est par excellence le modèle de la vie chrétienne. S. Irénée disait qu’elle est la figure exemplaire du croyant. S. Augustin, méditant l’Évangile de Luc, « Comme Jésus disait cela, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : ‘Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri !’ Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (11, 27,-28), affirmait qu’il était donc plus important pour Marie d’être la première disciple de son Fils que d’en être la mère. Le rosaire nous aide à méditer le mystère du Christ. La Vierge nous aide à entrer toujours plus en profondeur dans la vie du Sauveur. Parce qu’elle a été proche de lui tout au long de sa vie et de sa mission, elle nous nous aide à le comprendre toujours plus. Sa virginité est exemplaire, car elle exprime son don inconditionnel à Dieu dans la foi, comme le souligne S. Augustin (De la virginité, 3). Parmi les qualités spirituelles premières de Marie, nous trouvons l’humilité, la disponibilité parfaite à l’œuvre de Dieu en elle, ainsi que la louange et l’action de grâce. Nous ne pouvons que lui demander de modeler en nous ces différentes qualités, porte d’entrée dans une vie spirituelle de plus en plus profonde, et à reprendre ses quelques paroles qui parcourent les Évangiles, qui sont, comme le soulignait sainte Edith Stein, ‘comme des grains d’or pur’. Sa foi et sa prière étaient façonnées par la prière des psaumes, qui ont aussi été la prière de Jésus, où nous retrouvons ces attitudes intérieures. N’ayons pas peur de nous mettre à l’école de Marie. Dans la chapelle de la Vierge noire de Fourvière, un saint lyonnais, Marcellin Champagnat, avait pris comme devise de son sacerdoce, ‘Tout à Jésus par Marie’. Aujourd’hui encore, avec le même esprit, dans la matinée des premiers samedis du mois, de 9h à 12 heures, des fidèles s’y confient à Marie. Oui, Marie est la Mère de Dieu, comme nous l’enseigne le Concile d’Ephèse, la Mère de l’Église, comme l’a souligné le saint Pape Paul VI à la fin du Concile Vatican II. Nous ne pouvons que nous confier totalement à sa protection maternelle pour aller à la rencontre de son Fils et annoncer au monde que le Christ est l’unique Sauveur.

« Il faut trembler de toucher à ce mystère de la Sainte Vierge Marie. C’est une chose profonde, très pure, très lumineuse. Il faut demander à la Sainte Vierge elle-même d’ouvrir nos cœurs, de les rendre transparents pour que son mystère ne soit pas réduit en nous, à notre mesure, mais que nous soyons changés, nous, en sa lumière » (Cardinal Journet).

Mgr F. DUTHEL

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