Éditorial du Dimanche 30 Mars 2025
- igignoux
- il y a 7 jours
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" Enfant prodigue "
Dimanche prochain, la couleur liturgique violette se changera en rose. Mais attention, ce n’est pas pour voir la vie en rose. Il s’agit de tout autre chose. C’est la manifestation que la lumière de Pâques vers laquelle nous marchons pendant tout le temps du Carême se fait plus proche. C’est le signe que la Résurrection du Christ est notre libération des ténèbres du péché et de l’espérance la plus profondément enracinée en nous. Même si Pâques approche, ne baissons pas la garde ; continuons notre progression dans notre enracinement dans la prière, qui nous aide à vaincre les péchés contre lesquels nous sommes toujours appelés à lutter ; de même, notre jeûne et nos privations nous permettent de ne pas nous centrer outre mesure sur des réalités et des désirs purement humains et matériels, mais sur le développement et l’épanouissement de notre être spirituel. Nous ne devons pas non plus oublier notre attention envers les plus démunis de notre société, tant sur le plan matériel, que relationnel et spirituel. Tous ces efforts de Carême sont faits pour être inscrits tout au long de notre existence et pour favoriser notre vie spirituelle qui donne le sens de ce que nous sommes et de notre action. Notre monde est devenu un monde sans véritables relations, sans véritable regard fraternel des uns sur les autres, un monde où chacun est toujours plus centré sur lui-même. Chacun est davantage enfermé sur soi, sur son téléphone portable pour voir de nombreuses futilités, vision qui devient de plus en plus addictive. Alors peut-être que parmi les jeûnes à opérer, il pourrait y avoir celui du téléphone portable pour sortir de soi, pour porter une attention plus grande à ceux qui nous entourent, pour avoir un dialogue qui n’est pas pollué par un instrument toujours à porter de main. Oui, dans les relations, le téléphone portable est toxique. Un tel jeûne ferait sans aucun doute grandir notre personnalité et humaniserait nos relations et notre société. Souvenons-nous que Jésus était l’homme des relations, l’homme qui s’intéressait aux personnes qu’il rencontrait, allant jusqu’à leur demander ce qu’elles voulaient qu’il fasse pour elles (cf. par exemple Mc 10, 36. 51). Ce sont nos relations qui humanisent et évangélisent.
François Duthel
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